sp logoIl semble que les portefeuilles électroniques soient « dans l’air du temps » et que les internautes les utilisent et les apprécient de plus en plus. Il est en effet indéniable que l’internationalisation des sites marchands, l’apparition fréquente de nouveaux matériels et de nouvelles solutions de paiement électronique ainsi que la multiplication des facilités de connexion invitent à abonder en ce sens. Mais, plus que des intuitions, qu’en est-il des véritables tendances de ce marché?

 

Retour vers le futur

Mentionnons tout d’abord quelques dates comme autant de jalons dans la progression des nouvelles solutions de paiements.

1999 : Fondation de Neteller.
2000 : Fondation de PayPal, PaySafeCard, et EcoCard.
2001 : Fondation de Skrill.
2005 : Fondation de Payoneer.
2006 : Fondation d’AlloPass.

Nul besoin d’aller plus loin pour conclure : le boum de l’an 2000 a été à l’origine de l’arrivée des portefeuilles électroniques sur le marché.

État des lieux

Dix ans plus tard environ, que peut-on dire? Les disparités sont importantes entre les différentes zones géographiques, aussi nous choisissons de nous intéresser ici uniquement à la France à titre d’échantillon.

Une étude de 2013 indique que cette année-là en France le montant des transactions par portefeuilles électroniques s’élevait à 5 milliards d’euros. Cette même analyse proposait deux scénarios : l’un portant à 33 milliards d’euros de paiements en 2016, le second à 18, 4 milliards seulement. Dans tous les cas, la progression est remarquable et convaincante.

Des bémols?

Existe-t-il des contre-exemples? Faut-il se méfier de ces prévisions encourageantes? Telles sont les questions que chacun se pose.

Au titre des échecs, trois sont à rapporter officiellement en France, ceux de Monéo, de Buyster et de Kwixo. Faut-il en conclure que ces initiatives plus locales réussissent moins bien que leurs homologues internationales? Nous y reviendrons ultérieurement.

Toujours pour la France, une lecture plus précise des tendances effectuée par le géant MasterCard indique que le pays est fin prêt pour de tels développements en termes d’infrastructures, de règlementation et d’offre de services financiers. Seul domaine où le bât blesse, les consommateurs qui ne semblent se décider pour de telles solutions de paiement qu’au compte-goutte malgré un intérêt certain.

J’évolue, tu évolues, il évolue... nous utilisons nos portefeuilles électroniques!

Seule manque donc une petite poussée dans le dos des consommateurs pour que les plus récentes solutions de paiement deviennent des automatismes quotidiens en France. C’est donc dans les domaines du marketing et de la communication que se jouera désormais la partie. Nous suivrons pour vous chacune de ces prochaines évolutions.